Une journée avec Tara

vervegirl : Tu vis présentement à Toronto, mais tu as grandi sur la Côte Ouest. Comment s’est fait la transition pour toi et quelle endroit préfères-tu ?
Tara : Eh bien, en fait, la transition s’est faite de manière un peu bizarre parce que j’ai débuté ma carrière à Vancouver et que je suis ensuite allée passer quelques années à L.A. pour finalement me retrouver à Toronto, ce qui est un peu bizarre comme parcours. Mais je pense que passer de L.A. à Toronto est beaucoup plus facile que de passer de Vancouver à Toronto. C’est difficile. Parfois, je me dis que Vancouer et Toronto devraient se situer dans deux pays différents ! C’est difficile parce que j’adore Vancouver. Comme c’est là que j’ai grandi, chaque fois que j’y vais, c’est comme si je retournais chez moi. Mais c’est vrai que j’aime de plus en plus Toronto et qu’il y a certains aspects de cette ville que j’adore. J’ai aussi l’impression que pour une actrice, il y a beaucoup plus de travail à Toronto, ne serait-ce que dans les films indépendants, que j’adore. Je pense donc que c’est là que je dois être en ce moment. Mais Vancouver me manque beaucoup. Et ma mère s’ennuie de moi !
vervegirl : Tu as beaucoup participé à des téléséries comme Dead Man’s Gun et The Outer Limits. Quelle fut ta meilleure expérience ?
Tara : C’est drôle que tu me poses cette question parce que je suis à un moment de ma vie où je commence à oublier certaines choses que j’ai faites parce que je me fais vieille ! Je dirais que mon expérience préférée a été ma participation à une série appelée Bliss. La chose la plus cool à propos de cette émission, c’était la réalisatrice Lynne Stopkewich qui a aussi réalisé Kissed. J’adore cette femme et je pense que c’est une réalisatrice formidable. Pour moi, participer à Bliss, c’était l’occasion de travailler avec elle alors c’est vraiment une de mes expériences les plus mémorables. Elle est très cool et très talentueuse.
vervegirl : Quelle autre profession aurais-tu exercée si ta carrière d’actrice n’avait pas fonctionné ?
Tara : Au départ, j’ai pensé que j’allais devenir une gymnaste olympique. Ce n’est finalement pas arrivé. En fait, c’est une drôle d’histoire. Quand j’étais en quatrième année, on nous avait demandé de faire une capsule témoin à ouvrir seulement en l’an 2000—j’espère que cela ne te permettra pas de deviner mon âge—et je ne sais pas pourquoi, mais ma mère a gardé ce truc. En 2000, je l’ai donc ouvert et à l’intérieur, il y avait mes médailles de gymnastique, mais aussi une lettre dans laquelle nous devions écrire ce que nous allions faire en 2000. Ma réponse était : si je ne suis pas une gymnaste olympique, je serais une actrice célèbre. Je pense que je l’ai toujours su et lorsque ma mère tombe sur des vieux amis de la famille, ils lui disent toujours : « Oui, ta fille est une actrice et on a toujours su que c’est ce qu’elle ferait. » Je pense que c’est quelque chose que j’ai toujours eu en moi.
vervegirl : Quelle est la chose que tu préfères du fait de travailler dans l’industrie du divertissement ?
Tara : Certains avantages. Par exemple—et ça personne ne l’admettra—les sacs-cadeaux offerts durant les fêtes. Je dois dire que c’est assez spécial d’aller à une fête et de voir les acteurs et les musiciens se précipiter vers les sacs-cadeaux. Sinon, je dirais que ce j’aime beaucoup, ce sont les gens que je rencontre durant les différentes fêtes ou soirées, des gens que j’ai vus de loin et avec qui j’ai eu ensuite la chance de travailler. J’ai également rencontré des designers canadiens durant des événements. C’est un grand avantage de ce métier que de pouvoir rencontrer des gens que l’on admire et tout à coup travailler avec eux. C’est vraiment très cool.
photographie : arash moallemi
