Sweatshop Union frappe encore

Sweatshop Union frappe encore

Le groupe Sweatshop Union est de retour avec son troisième album intitulé United We Fall, une oeuvre bien ficelée qui montre que ces talentueux jeunes hommes originaires de Vancouver sont toujours une autorité avec laquelle il faut compter dans le monde du hip hop. Mandy Ng, journaliste pour Vervegirl, a discuté avec Mos Eisley.

Par Mandy Ng


Vervegirl : En quoi United We Fall est-il différent de vos deux autres albums ?

• mos : Je pense qu’il est meilleur sur presque tous les plans. Durant la création des deux derniers albums, nous avons découvert ce que nous ne voulions pas, ce que nous voulions éviter de faire.

 

Vervegirl : Vous êtes sept membres dans le groupe. Comment se fait-il que vous vous entendiez aussi bien ?

• mos : La tension, l’amitié, le soutien et la camaraderie. Cela résume bien la chimie qu’il y a entre nous et que les gens trouvent si intéressante. Mais ce n’est pas comme si nous nous entendions bien tous les jours et que nous nous promenions dans la rue main dans la main.

 

Vervegirl : Et quand vous êtes en tournée ?

• mos : On s’entend bien. Peut-être parce qu’avec le temps, nous nous sommes habitués. Les deux premières tournées ont été un peu difficiles, mais les choses sont revenues à la normale. Maintenant, c’est juste comme passer du temps ensemble.

 

Vervegirl : Est-ce que votre groupe ressemble à une émission de téléréalité où tout le monde a son rôle ?

• mos : (Rires) Oui, absolument. On devrait lancer notre propre émission. J’aime penser que je suis comme le ciment du groupe, celui qui fait en sorte que le groupe reste uni. Metty est le bouffon. Lee le gars chic, le dandy du groupe. Kyp fait sa petite affaire. C’est le sage du groupe, car c’est le membre le plus vieux. Conscience est de nature calme. Itchy Ron est assez indépendant, mais il fait maintenant pleinement partie du groupe et il est toujours là quand on en a besoin. Dusty, c’est l’Irlandais ivrogne, mais aussi le gars le plus sain du groupe. C’est un végétarien convaincu et il vit selon ses principes.

 

Vervegirl : On dit souvent de vous que vous faites du hip hop « conscient ». Pourquoi est-ce important pour vous de vous démarquer du hip hop conventionnel ? Et pourquoi est-ce important pour les jeunes d’écouter du hip hop « conscient » ?

• mos : Ce n’est pas prémédité de notre part de faire ce genre de musique. Cela ne fait que refléter le genre de personnes que nous sommes. Plus on le fait et plus on se sent bien parce que lorsqu’on écoute notre musique, on se dit : « Wow ! Il y a vraiment un message dans notre musique. » Les chansons veulent dire quelque chose et les gens peuvent en retirer quelque chose, contrairement aux chansons qui ne veulent absolument rien dire pour les gens ordinaires. Comme celles qui parlent de voitures, d’alcool et de diamants. Ça ne veut pas dire qu’elles sont nécessairement mauvaises, mais elles ne veulent rien dire pour moi. C’est la même chose pour les jeunes qui sont en train de développer leur vision du monde et qui se font dire comment penser.

 

Vervegirl : Je sais que vous faites beaucoup de tournée. As-tu une bonne anecdote à nous raconter à ce sujet ?

• mos : Parfois, ça nous arrive d’oublier des membres du groupe dans les salles. C’est comme la maternelle. Il faut prendre les présences avant de partir. En général, nous nous comportons très bien pour un groupe de hip hop. Mais ces histoires de membres oubliés en arrière sont très drôles. La personne qui subit ce sort dit : « Bon, d’accord. Je ne sais pas comment attirer l’attention des gens et personne ne me remarque ! »

 

Vervegirl : En terminant, il y a-t-il quelque chose que tu aimerais dire aux lectrices de Vervegirl ?

• mos : Vous devez vivre selon vos propres règles, penser par vous-mêmes et toujours tout remettre en question, même la musique que vous écoutez, que ce soit nous ou un autre artiste que vous aimez. Inspirez-vous de la manière dont nous vivons et dont nous traitons les gens.



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